Réunion sur le dialogue social

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Réunion sur le dialogue social

Category : Dernières infos

VENDREDI 02 MARS : réunion entre partenaires sociaux pour partager et échanger sur les résultats de l’enquête sociale construite entre les syndicats et la Direction diffusée fin 2017 auprès d’un panel de salariés.

Les résultats de cette enquête ne sont pas glorieux : ils montrent un réel mécontentement des salariés sur le niveau du dialogue social au sein de la CR. 56% estiment que le dialogue social s’est dégradé.

Cela n’est guère surprenant.

Les échanges lors de cette réunion ont été nombreux et parfois sans tabous, ni retenues d’un côté comme de l’autre, des choses se sont dites, on aura parlé de loyauté, de respect.

Pour la Direction c’est un peu (beaucoup ?) la faute aux syndicats qui disent toujours que tout va mal, si les salariés ont une approche négative du dialogue social ; pour les syndicats c’est forcément l’inverse, la Direction ne les écoute pas assez.

Les syndicats ont ainsi reconnu que la censure dont ils sont victimes – interdiction de diffuser les tracts sur le portail – est un facteur sans doute important de l’appréciation négative du dialogue social ; alors même que cette décision avait pour ambition d’apaiser le dialogue social et d’en donner, à travers la limitation et la confidentialité des tracts, une appréciation plus positive.

Là c’est tout bonnement loupé.

De cette enquête, nous pouvons au moins retenir 4 éléments importants :

  1. tout d’abord la participation à cette enquête au demeurant faible (à peine 59% de répondants), cela est à l‘image du nombre de votants lors des élections professionnelles à la CR, cela marque-t-il pour autant un certain désamour de la chose syndicale ?
  2. ensuite les salariés font confiance aux syndicats pour défendre leurs intérêts, en d’autres termes les syndicats sont utiles, ils sont 70% à dire que les syndicats traduisent bien leurs aspirations ;
  3. les salariés reconnaissent que les syndicats dans leurs demandes, prennent conscience des capacités financières et économiques de la CR, dit-autrement, il n’y a pas de surenchère dans les revendications syndicales ;
  4. enfin, les salariés (ils sont 70%) reconnaissent que la Direction ne tient pas compte des demandes et remarques des syndicats dans la mise en œuvre de ses projets.

Les 3 derniers constats sont essentiels et doivent être intégrés par la Direction qui régulièrement met en doute la représentation salariale (voici un exemple de ce que peut dire l’employeur : « les salariés ne nous disent pas la même chose, ainsi ils sont nombreux à apprécier le modèle BMDP », chacun appréciera) et la capacité des syndicats à avoir des demandes crédibles.

Pour la CFDT le dialogue social n’est pas une fin en soi, c’est un moyen pour parvenir à des compromis acceptables pour les salariés. Le dialogue social sera apprécié positivement par les salariés si collectivement, nous montrons l’efficacité de ce dialogue à travers des accords mieux-disant pour les salariés qui amélioreront le droit social.

Cela a été le cas sur la NAO (enveloppe des RCI) et sur le CET où les accords conclus sont l’illustration du fameux gagnant-gagnant dans un contexte toujours difficile, où rien n’est parfait.

Mais l’échec du dialogue social aura été patent sur la BMDP, car jamais la Direction n’aura voulue entendre les demandes légitimes des représentants des salariés ; il aura fallu la grève du 16 mars 2017 pour enfin, mais à la marge, se faire entendre.

Sur le sujet de la BMDP afin d’éviter les remarques des uns et des autres sur le style « c’est moi qui a raison », la CFDT a proposé qu’ensemble les partenaire sociaux (syndicats et Direction) établissent une nouvelle enquête pour mesurer en toute objectivité le degré de satisfaction des salariés sur le nouveau modèle distributif. Proposition restée sans réponse. Et pourtant comme cela serait un signe fort. Mais on peut penser que la Direction a très certainement peur des résultats.

Alors chacun est donc resté sur ses positions, mais tout le monde a convenu que la négociation qui va s’ouvrir sur le droit syndical dans la perspective de la fusion du CE, des DP et du CHSCT dans le CSE (Comité Social Economique) sera importante et permettra de mesurer notre capacité à s’entendre sur un sujet majeur en répondant à quelques-unes de ces questions :

– Quels moyens donnés aux représentants du personnel dans l’entreprise ? (Nombre d’élus, quels crédits d’heures…)

– Comment rendre visible nos actions ? (diffusion des tracts sur le portail?)

– Comment rendre l’engagement social plus aisé, sans craindre un retour de manivelle de la Direction comme cela a pu être le cas avec par exemple la Direction du Réseau qui met l’opprobre sur des salariés syndicalement engagés ? A la Direction de prouver qu’un engagement syndical ne nuit pas à la carrière professionnel, à elle d’aller au-delà des belles intentions et de le prouver par des actes. Ce n’est pas grand chose, mais cela serait tellement.

Lire les résultats de l’enquête sociale


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