COVID-19- Réunion CSE jeudi 16 avril

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COVID-19- Réunion CSE jeudi 16 avril

Nouvelle réunion du CSE en mode restreint ce jeudi 16 avril 2020

Ce qu’il faut en retenir.

– Un point essentiel pour commencer, il concerne les violences faites aux femmes

Le confinement s’accompagne d’une flambée des violences familiales, et des vies sont en jeu. Les chiffres de la police et de la gendarmerie révèlent une hausse de plus de 30% de demandes d’intervention en à peine une semaine. Les situations de tension sont aggravées par une augmentation des addictions. Il n’est pas difficile d’imaginer l’enfer vécu par les femmes exposées à̀ des violences sexuelles, physiques ou psychologiques ou des enfants victimes de maltraitance. La situation exige la plus grande vigilance. Si l’on se sent menacée, si l’on est témoin de violences dans son voisinage, il faut donner l’alerte par tous les moyens.  

Le 3919, numéro national Violences Femmes Info, permet d’obtenir un soutien et des conseils, le 119 en cas de violences contre des enfants, le 06 69 39 19 39, service aux adhérents CFDT, le 114 (par SMS) ou enfin le 17. Les violences familiales sont l’affaire de tous

– Vous avez été quelques-uns à nous dire que vous n’aviez pas spécialement apprécié dans le Journal de Bord #16 l’expression  #youpi #merciCOVID inséré au début de cette communication.

Au même titre que nous avions dénoncé auprès de la Direction le mail d’un directeur d’agence qui avait titré son message le confinement a du bon ! dans lequel il invitait ses collègues à relancer le business, nous avons nous aussi regretté ce langage qui sous couvert d’humour participe à la banalisation de la maladie et au relâchement que nous constatons.

Les personnes malades apprécient peu cette plaisanterie.

– Un retour sur le dividende CASA. 

Le Groupe est habile. Lors du Conseil d’administration du 14 avril il a été notifié que CASA ne versera effectivement pas de dividendes après l’AG planifiée le 13 mai, il est prévu de mettre le résultat 2019 en réserve et ainsi de se donner la possibilité de distribuer en fin d’année (une fois la recommandation de la BCE un peu oubliée…) une partie de ce résultat aux actionnaires ; le PNB de la CR devrait ainsi pourvoir récupérer 40 millions. 

Lors du CSE de mardi prochain la Direction Générale viendra présenter des éléments économiques (impacts financiers de cette crise sur les comptes de la CR) et commerciaux (mesures à destination des clients) sur la situation de la CR dans ce contexte.

– Les SPAS encore et toujours. 

Le 15 avril, 27 conseillers pros et agris étaient en télétravail sur 118 présents soit  21 % ce qui est insuffisant, là où le taux de télétravail était, toujours au 15 avril de 34,30  % pour les salariés de la CR (sites et réseau) et de 30% pour le réseau. A noter les DSA Erdre et Loire et Yon-Bocage totalement décalés sur le sujet.

Pour la Direction il n’y a aucun interdit et cela doit reposer sur le volontariat et l’accord du manager, par ailleurs il existerait nous dit-on des différences importantes entre les SPAS qui pourraient expliquer des fonctionnements non homogènes. 

La CFDT n’entend pas ces arguments et n’a de cesse de répéter le message des autorités qui précise que : “suite au passage au stade 3 de l’épidémie, le télétravail devient la norme pour tous les postes qui le permettent ». Or les postes des conseillers Pros et Agris le permettent, évidemment. 

Nous continuons donc à affirmer que la Direction ne prend pas toutes les mesures pour assurer la protection des salariés. Relâchement disions-nous… 

Pour la CFDT il n’est pas question de laisser tomber, il en va de la sécurité et de la santé des salariés.

 Les congés à poser d’ici fin mai, voilà donc le sujet du moment bien compliqué qui interpelle. 

Au 16 avril : 506 salariés ont posé moins de 5 jours, 1 333 ont posé entre 5 et 10 jours et 669 ont posé plus de 10 jours.

Pour la Direction il s’agit de positionner 10 jours de congés et non de les valider, les managers étudieront ensuite la faisabilité.

L’objectif est que 100% des salariés aient positionné des congés.

On rappelle que les salariés doivent avoir posé 10 jours entre le 16 mars et le 31 mai et pas spécialement 5 jours par mois si des congés avaient été posés et validés avant la demande.

Pour le réseau il s’agit de poser des journées selon la durée de travail de la journée (ainsi 1 samedi ne sera pas équivalent à 1 journée).

Un salarié en arrêt de travail (y compris au titre des congés COVID-19) n’est pas obligé de poser des congés si la suspension de l’arrêt de travail est postérieure au 31 Mai.

La Direction a rappelé que tous les salariés doivent poser 10 jours sauf pour :

  • les salariés n’ayant pas un droit à congé complet, 
  • les salariés en suspension de contrat (dont maladie y compris COVID), 
  • les salariés à temps partiel (les congés sont à poser au prorata du temps partiel),
  • les éventuels cas particuliers (discernement à la main du manager).

Après le 20 avril : la Direction va envoyer un mail aux managers des collaborateurs n’ayant pas posé les 10 jours pour en connaitre les raisons ou pour qu’ils indiquent les jours de repos forcés. 

Les jours seront ensuite rentrés dans le SIRH par la RH, avec la rédaction d’un mail de la RH aux collaborateurs leur indiquant les dates imposées.

Pour la CFDT il manque aussi dans ses communications les motivations de cette demande.

Si vous rencontrez une difficulté sur le sujet n’hésitez surtout pas à nous appeler au 07 85 93 09 85

– Les cas suspects. 

Nous sommes revenus sur CMA où un cas suspect été détecté le 14 avril, il s’agit du 3ème cas, mais la Direction (sur conseil du manager) n’a pas jugé utile de mettre les salariés en quatorzaine, les service sera désinfecté, mais uniquement le 17 avril, soit 3 jours après ! N’importe quoi !

Le télétravail serait compliqué dans ce service qui ne serait pas sous tension, il doit assurer une continuité de service.

Concernant un 3ème cas il est évident que la Direction aurait dû être plus stricte dans ses réponses et mettre tous les salariés en quatorzaine au titre du principe de précaution.

La Direction doit revenir vers le CSE sur le sujet.

– Des gants ont été distribués dans les agences, nous avons demandé à ce que tous salariés assurant le local technique en disposent. La Direction doit regarder cela et nous répondre.

– Cas des salariés en arrêt pour garde d’enfants et le télétravail

La Direction a rappelé que c’est bien le salarié et non son manager qui doit décider s’il peut ou non télétravailler selon sa situation personnelle. Nul ne peut lui imposer de travailler à tout prix. Voilà qui a le mérite d’être clair.

– Nous avons demandé à ce que les salariés du siège qui sont en télétravail puissent bénéficier de tickets restaurant. Réponse en attente.

– On sent la fin des rotations en 2 équipes (A et B) au siège, les salariés sont désormais plutôt répartis sur plusieurs niveaux pour éviter les contacts. Relâchement…

– Laurent Berger, le secrétaire général de la CFDT a exprimé publiquement cette demande que nous relayons localement auprès de la Direction de la CR : nous souhaitons qu’un protocole de déconfinement, discuté avec les représentants du personnel, soit mis en place pour envisager l’après 11 mai au sein de l’entreprise. Cela dans le même esprit de dialogue que nous vivons avec les CSE restreint depuis le 17 mars. 

Pour la Direction les échanges autour de la fin du confinement se feront toujours dans le cadre des CSE restreint. Cela nous va.

N’hésitez surtout pas à nous solliciter pour toute demande, on vous rappelle le N° 07 85 93 09 85


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