Chapitre 8 – Les syndicats

  • -

Chapitre 8 – Les syndicats

Impossible d’y échapper, voici venu le temps aujourd’hui de parler des syndicats et des postures différentes qu’ils ont pu avoir.

Pour la CFDT, nous rappelerons qu’elle aura été très présente à la Caisse Régionale bien sûr, mais aussi auprès de la FNCA et près des pouvoirs publics.

Plus de 1.2 millions de connexions sur le site national de la CFDT qui n’avait jamais connu un tel niveau de sollicitations.
Une large présence de Laurent BERGER le Secrétaire Général de la CFDT que l’on aura ainsi souvent vu, lu ou entendu dans les médias, en tous cas bien plus que les autres responsables syndicaux.
-Des rencontres régulières avec les autorités politiques dans le cadre de la gestion de cette crise.
La CFDT a été là et bien présente depuis le mois de mars.
C’est dans ces périodes que l’on peut se réjouir d’être à la CFDT (le 1er syndicat de France), dans une organisation syndicale confédérée et interprofessionnelle qui agit partout, et pas un simple syndicat de boite.
Si la CFDT a été active au niveau national, aussi, elle a su peser pour que le Groupe Crédit Agricole n’ait pas recours à l’activité partielle ; ce qui a été une sage décision, et qu’il s’engage à payer en intégralité les salariés même en cas d’horaires inférieurs au cadre légal.

La gestion des jours de congés imposés par l’accord national a fait débat, mais elle est cohérente et nous persistons à penser (visiblement comme le MEDEF selon les écrits de SUD ; mais nous n’avons aucune honte à parfois être d’accord avec les syndicats patronaux, c’est la finalité même de l’action syndicale que de s’entendre), qu’il n’y avait aucun scandale au titre de l’équité entre collègues, à demander à des salariés jusqu’alors en arrêt garde d’enfants ou parce que vulnérables, de poser les 10 jours de congés comme tout le monde. Il en va aussi de notre responsabilité vis-à-vis des comptes sociaux qui plongent, de plus de 50 milliards d’€uros pour les comptes de la sécurité sociale dont les syndicats ont aussi la responsbailité de gestion.
Par ailleurs impossible pour la CFDT de se résigner à laisser filer cette dette aux générations futures.
Au niveau de la CR, les élus CFDT auront appris à exercer leur mandat de manière différente sans se réunir physiquement.
Il aura alors fallu se familiariser avec Skype, organiser des Visios, notamment certains samedis après-midi là où nous étions le plus disponibles, utiliser WhatspApp, téléphones et mails ont été salutaires pour nous informer et décider collectivement de nos positions, y compris les weekend, car on doit l’avouer, on a parfois été loin du droit à la déconnexion que l’on revendique tant par ailleurs ; y compris avec l’employeur avec des échanges parfois tardifs ; comme quoi tout n’est toujours pas facile.
Mais nous devons aussi le confesser, nous aurons eu des loupés, comme l’initiative prise par la CFDT d’inviter les salariés à raconter leur confinement ; très ont répondu, dommage.
Cette intiative aurait pu être prise par le CSE ; l’écho auprès des salariés en aurait été sans doute été plus grand. Mais bon..
Disons que le SNECA-CGC a joué le jeu convenablement, sans renchérir, sans vouloir rafler la mise, de manière correcte en posant souvent de bonnes questions.
Même si sur certains sujets, la position a été parfois très modérée, il en est par exemple sur le retour des salariés dans les BR qui a été accepté sans broncher par ce syndicat.
A noter aussi une communication intéressante sur la forme.
 
Alors on entend déjà l’autre syndicat affirmer que désormais la CFDT “couche” avec le SNECA-CGC (si, si ce sont des propos qui nous ont été rapportés)Comme ils vont vite en besogne les sudistes car nous avons de la mémoire et n’oublions pas les trahisons de début 2019 où la CGC a, avec SUD (quelle drôle d’intersyndicale tout de même lorsqu’on y pense) exclu la CFDT de toutes les commissions du CSE (ainsi que du Conseil d’administration de la CR) avec des méthodes carrément anti-démocratiques, par goût du pouvoir.
 
Venons-en justement à parler de SUD, et là, on est loin, très loin du copinage.
Alors que la crise aurait pu, aurait du, fraterniser les forces syndicales en présence, il n’en a rien été, d’abord parce que SUD a régulièrement attaqué la CFDT de manière virulente dans les comptes rendus, mais surtout parce que l’attitude de ce syndicat face à la Direction a souvent été trop contestataire et finalement inéfficace. Du “rentre-dedans” improductif.

C’est bien simple durant les premières semaines, SUD a eu un discours carrément anxiogène et énervant où la seule demande, et nous caricaturons à peine, consistait à vouloir fermer l’entreprise, oubliant que les banques étaient des opérateurs d’intérêt vital à la vie de la nation et que cela exigeait des contraintes.
Combien de fois n’avons-nous pas entendu SUD comparer les décisions de la Direction à de simples mesurettes.
  • Simples mesurettes la fermeture des agences ?
  • Simples mesurettes le déploiement accéléré des PC portables ?
  • SImples mesurettes le néttoyage 2 fois par jours des agences et sites ?
  • Simples mesurettes les équipes A et B ?
  • Simples mesurettes la débauche à 17h00
    Chacun appréciera, mais cela devenait énervant.
    Nous eûmes aussi droit assez souvent à des cas très personnels concernant assez souvent des représentants SUD ( “je parle pour mon cas mais cela peut aussi concerner d’autre salariés…”, ben voyons…). Il fallait évidemment les traiter, mais ces cas marginaux devenaient bien vite des généralités qui monopolisaient les temps d’échanges.
    Il nous revient alors en mémoire cette réunion du CSE restreint où un représentant du SNECA-CGC s’est fâché tout rouge (même si en visio ce n’est pas facile à voir…) et a même menacé de quitter la séance tellement SUD monopolisait la parole pour 1 cas, alors qu’il restait bien d’autres sujets plus collectifs à traiter.
    Et là nous nous sommes alors dit qu’il y avait du rififi dans le couple  SUD / SNECA-CGC.
    Le DRH aura aussi dû régulièrement intervenir pour recadrer les échanges, le must aura été cette intervention de la Directrice Générale telle que nous le relations la semaine dernière.

    Ah on allait enfin oublier une dernière chose, tout cela a bien failli se finir devant les tribunaux.
    Si, si, SUD a en effet menacé d’attaquer en justice pour diffamation la CFDT lorsque dans un de nos messages le 10 avril, nous écrivions que les élus SUD avançaient des situations non-avérées pour étayer les arguments, ; cela a d’ailleurs été confirmé par le DRH et aussi par les collègues de l’agence concernée que nous avons pu intérroger.
    On ne vous dit pas comment on a eu peur..

L’attitude de SUD aurait pu amener la Direction a se lasser, à cesser le rythme des rencontres et à faire comme elle le voulait sans les syndicats.
Et là ce sont les salariés qui en auraient payé les frais.
C’est parce que l’attitude de SUD était contre-productive sur tous les sujets que la Directrice Générale a tardé à saluer la qualité du dialogue social dans ses messages hebdomadaires. Comme on peut la comprendre.
Mais stop dans nos confessions, car on va encore dire que la CFDT couche avec la Direction.

Rendez-vous vendredi prochain pour le dernier épisode autour de ce qui nous attend demain.


Rechercher

Archives