Chapitre 2 – Mercis

  • -

Chapitre 2 – Mercis

Au second épisode de cette série d’été nous voulons nous souvenir du commencement et de l’angoisse qui gagnait l’entreprise dès le 17 mars à chaque cas suspicieux qui surgissait, amenant alors l’employeur à faire évacuer les points de vente ou services, à imposer une quatorzaine aux salariés et à désinfecter les locaux.
L’irréel allait parfois virer vers l’irrationnel.

Nous n’ignorons pas qu’après plusieurs semaines de confinement une facture psychologique s’est installée pour celles et ceux qui étaient sur le pont à répondre aux demandes des clients ou à faire fonctionner l’entreprise tout en craignant pour leur santé. Mais aussi pour celles et ceux qui ont poursuivi leur activité en situation de télétravail dans un contexte pas toujours simple entre les devoirs scolaires, des logements parfois exigus, des conditions matérielles quelquefois inadaptées et la pression parfois excessive des managers.
Nous pensons aussi aux autres, aux salariés qui n’ont rien demandé et qui ont dû rester du jour au lendemain chez eux pour garder leurs enfants ou pour mieux se protéger.

MERCIS

Alors s’il faut commencer ainsi notre récit, il semble évidemment naturel de démarrer par des MERCIS sincères et généreux à celles et ceux qui dans un environnement stressant ont :
  • accompagné nos clients et notamment les pros et les entreprises à travers les PGE ou encore les clients fragilisés par la situation dramatique du chômage partiel.
  • accompagné l’activité de la CR et de nos clients à tous les étages (à la compta, aux finances, au fonctionnement, aux crédits, aux AEL et à CMA….).
  • accepté de venir renforcer des équipes alors sous dimensionnées.
  • permis le déploiement des PC portables dans un calendrier contraint ; le local CFDT à Nantes étant à proximité de l’IP, nous avons pu voir à l’œuvre les collègues dans des conditions sanitaires plutôt précaires au début, nous avons du intervenir devant la Direction pour que cela s’améliore un peu
  • permis que les salaires et l’intéressement soient versés dans les délais, ce qui n’était pas si évident, la paie ne pouvant être traitée en télétravail.
  • comme les managers, eu à gérer cette crise au plus près des équipes et au plus près des clients, avec une délégation parfois large ; nous savons que cela n’a pas toujours été facile pour eux, mais certains minoritaires nous ont agacé se croyant parfois au-dessus du risque.
  • été nombreux à nous questionner, nous interroger et à témoigner de leur situation personnelle. Nous avons en principe répondu à chacun des messages reçus et à chaque reprise nous avons relayé de façon anonyme les remarques formulées auprès de la Direction.
  • à la DRH notamment du préparer souvent dans l’urgence, les dossiers présentés au CSE restreint. Nous avons publiquement salué cela lors d’une réunion.
  • à la Direction Générale su prendre de bonnes décisions, même si parfois certaines des ont été contestables (la passivité sur le télétravail, l’incroyable sauvetage de la TOIP le 27 mars…).
Comme il est bien impossible de citer tout le monde, notre gratitude est grande à l’encontre de toute l’entreprise qui a su fonctionner en mode dégradé durant cette longue période.
Défiance, méfiance, confiance...
Alors que le confinement débutait, la CFDT vous avait interrogé et vous étiez alors à peine plus d’un tiers à faire confiance à la Direction pour bien vous protéger au travail ; il était alors facile de percevoir l’inquiétude et le doute face à ce virus. Quoi de plus normal.
Une fois cette période passée vous êtes 93% à admettre que la Direction a bien géré cette période et pour 84% vous vous êtes sentis protégés.
Logique conséquence des décisions prises par l’employeur évidemment, mais aussi de l’apport des syndicats associés dans les CSE restreint.
Vendredi prochain nous reviendrons sur les iniquités que la crise a pu créer au sein de la CR, ainsi que sur la mauvaise réputation des banques qui a fait des salariés les grands oubliés de cette période.

Rechercher

Archives